Le Foetus de l'horloger

Hé hé! hé! hé!
Écoutez l'histoire de cette chose
Ce petit être que l'on expose
Le temps lui est déjà compté
On préfère prendre que donner
Ils croyaient bien les portes closes
Les adeptes de la ménopause
Mais un ventre s'est réanimé
Grâce au foetus de l'horloger
Les ressorts se sont-ils remontés
Malgré l'effort pour égarer la clef?
Quelle heure est-il, dites-moi docteur?
Quel temps fait-il à l'extérieur?
Préparez-vous à une surprise
Le petit oiseau qui va sortir...
Hé hé! hé! hé! Voilà l'boîtier!
et puis un pied et un soulier
Un nouveau-né tout habillé, fraîchement pressé.
Parce que du bracelet d'hôpital
Il passa à celui de métal
Et de la pendule électrique
Jusqu'à la montre électronique
Il vieillit trop ou pas assez
Perdit ses cheveux avant l'été
Il courut avant de marcher
Et parla avant de pleurer
Les rouages se sont-ils détraqués
Malgré les sages... Responsables de veiller?
Quelle heure est-il en altitude?
Quel temps fait-il en solitude?
Préparez-vous à regarder
Le petit oiseau va s'envoler...
Hé hé! hé! hé! Voilà l'boîtier
et puis un pied et un soulier
Un nouveau-né tout habillé, fraîchement pressé.
(Une autre fois hé! hé! hé! hé!)

Myriam

Achevée par l'histoire
Myriam dans le noir,
Myriam pour un soir
Achevée sans effort,
Myriam et la mort,
Myriam pour son corps
Une femme étrangère,
mélodrame en plein désert
Myriam, elle préfère
un gramme de somnifère
À gauche des soupirs,
la chair et le plaisir de la facilité
Ébauche, elle respire,
le calme pour sortir de la réalité
Myriam et son désir de se réaliser
(Refrain)
Une femme passagère,
ses larmes coulent à l'envers
Myriam, éphémère,
ses charmes tombent à la mer
A gauche des soupirs,
la chair et le plaisir de la facilité
Ébauche, elle respire,
le calme pour sortir de la réalité
Myriam et son désir de se réaliser
(Refrain)
Regarder l'autre recevoir
Goûter au dessous du miroir
Exister sans vraiment y croire
Après il est toujours trop tard...
Mélomane, Myriam,
Diaphane, Myriam
Nymphomane, Myriam
quelques larmes
pour Myriam.

Gaucher

Elle s'est promenée dans mon pyjama rayé
Jusqu'à ce qu'elle trouve quelque chose à accrocher
Branchée en secret sur la réalité
Malgré l'heure je n'ai pu lui résister - hé, hé!
Elle a réveillé et a fait soupirer
Le pauvre contenu de tout mon encrier
Je l'ai connue lors de ma dixième année
Et puis je ne cesse de recommencer - hé, hé!
Gauche! - Main! - Gauche!
Elle est là... sous les draps...
Ferme les yeux et après ferme les doigts
Laisse le feu remonter jusqu'a toi
Le soupir que toi seul entendras
Te rendormir jusqu'a la prochaine fois,
Te rendormir jusqu'a la prochaine fois
Mâche mes paupière avant de m'avaler
Tâte ma prière et la fait redresser
Porte buissonnière je la revois danser
Et voilà un mouchoir de plus à balancer - hé, hé!
Elle est là... sous les draps...
Ferme les yeux et après ferme les doigts
Laisse le feu remonter jusqu'a toi
Le soupir que toi seul entendras
Te rendormir jusqu'a la prochaine fois,
Te rendormir jusqu'a la prochaine fois

Tous Pareils

Il a payé mon entrée au cinéma
Du popcorn salé, un grand Coca-Cola
Le film n'était rendu qu'à la moitié
Quand sa main sur ma cuisse m'a faite sursauter
Ses doigts pressée cherchaient à remonter
Le courant sous ma robe un peu fripée
J'ai croisé les jambes et je lui ai dit non
Puis j'ai vu la bosse dans son pantalon
Tous pareils, tous autant qu'ils sont
Tous pareils, toujours je réponds
-Non
Non par la, non par ici
Non demain, non aujourd'hui
Non dans ma chambre, non au salon
Non à toutes les occasions
Lorsque j'enfile ma robe blanche à petit pois
Les regards deviennent tous un peu gras
Si je me promène seule j'entends siffler
D'un trottoir a l'autre jusqu'a la fin de soirée
Une bande de vautour à la mine hébétée
Qui me tournent autour sans se fatiguer
Je refuse tout bas leurs invitations
Et je me demande pourquoi j'suis pas née un garçon
(Refrain)
Tous pareils ils veulent m'emmener
Tous pareils, un jour je répondrai
-Oui!
Oui par là, oui par ici
Oui demain, oui aujourd'hui
Oui dans ma chambre, oui au salon
Oui à toutes les occasions
Oui par là, oui par ici
Oui demain, oui aujourd'hui
Oui dans ma chambre, oui au salon
Oui à toutes les occasions

Passe pas à traver le mur mon chéri

AAAAAAAAAHHHHHHHHHH!!!!!!
Il promenait son coeur à la boutonnière
Un appât sanglant et réjouissant mais...
Distrait par la folie printanière
D'une saison passagère
Il s'éprit...
Une année pour l'habitude
Quinze années de servitude
Pressés par le fruit ils se déshabillèrent
Pépins confondus et débordants sans...
Soucis ils firent aussitôt la paire
Dentier et oeil de verre
Elle et lui
Une année pour l'habitude
Quinze années de servitude
Passe pas à travers le mur mon chéri!
Passe pas à travers le mur mon chéri!
Ferme les lumières
Ombre à l'envers
Refais l'histoire
Ton accessoire
Regarde les voisins
Ne fais semblant de rien
Épie mais attention
Aux réflexions!
Craintif et peureuse, ils précipitèrent
Un mariage en blanc et résistant aux
Carrières amoureuses et éphémères
La promesse de se plaire
Pour la vie...
ne année pour l'habitude
Quinze années de servitude

Millionnaire

On était à la plage, accrochés aux nuages
On croquait dans l'automne, quand la terre est une pomme
On croyait à l'amour, que ca durerait toujours
On mâchait de la gomme pour éloigner tous les hommes
Adossés au rivage, on a vu arriver l'orage
Comme il n'y avait personne...
Elle m'a laissé m'a laissé faire tout ce que je voulais faire
Elle m'a laissé m'a laissé mener la vie de millionnaire

Je lui fesais la lecture, elle colorait les murs
On ignorait la télé, d'ailleurs elle n'était pas branchés
On ne regardait pas l'heure, se fiant à nos humeurs
On fesait que rêver et puis rien n'était compliqué
On riait tous les jours, on vivait tous les jours
Chacun notre tour on croyait encore à l'amour
Elle m'a laissé m'a laissé faire tout ce que je voulais faire
Elle m'a laissé m'a laissé mener la vie de millionnaire

On est devenus chacun, deux et deux qui ne font qu'un
On a soudé tous nos membres et depuis on se ressembre
La vie s'est installée au creux de l'oreiller
On se reverra demain mais le doute est quotidien
On pense à nos débuts, les baisers dans la rue
Des fois on se dit jamais, qui sait ce que se passe après
Elle m'a laissé m'a laissé faire tout ce que je voulais faire
Elle m'a laissé m'a laissé mener la vie de millionnaire

Les Jardins de la gare

Ma vapeur t’appelle, petit Roland, de la gare
Elle ressemble aux corneilles qui te font Croa, croire
Tous les jours pareils tu fais semblant et tu hantes ta chambre
Rien à faire, la veille tu recommencres aux…
Jardins de la gare, le train de départ

Toi que j’attends dans mes wagons,
Le feu qui chauffe dams mon ventre
Et pour t’émanciper, pour te ressusciter
J’irai lentement m’enfoncer
Sous les herbes et sous les pieds, sous les…
Jardins de la gare, le train de départ

Quatre murs à écouter, dans ma chambre à patienter
Le temps pour ton regard de réaliser la gare
De me laisser ton amour, de cesser de compter les… Jours

De me laisser ton amour, de cesser de compter les…

Tout ce que tu vas laisser, c’est une place sur le quai, D’embarquement
Ton voyage de retour sans aller et sans détours, Directement

Allez, allez… Amen


Sucré

Quand tu ris, il n’imite pas
Quand tu frémis, il ne sent pas
Si tu cries, il n’écoute pas
Et tu te demandes pourquoi

Pourquoi l’absence, la dépendance
Et l’effort de la résistance
Pourquoi la peur, pourquoi les pleurs
Pourquoi ta vie complique la leur

Ce sucre qui respire pour toi
Celui qui s’écoule dans ton bras
Ce sucre qui n’en finit pas
Et sur lequel reposent tes pas

Quand tu perces le bout de ton doight
Que tu enfonces un métal froid
Je saigne et je sucre pour toi
Pour que tu restes auprès de moi

Je sourirai à tes côtés
Et colorerai tes pensées
Je protégerai tes années
Et sucrerai tous tes étés

Je séduirai l’éternité pour qu’elle
Oublie de se rapprocher
J’entretiendrai ta légèreté,
Et toujours je t’accompagnerai…

Jean le Gentil

Quelqu’un lui a dit en regardant sa main
Jean je vais te lire ce qu’est ton destin
Tu seras gentil, tu feras le bien
Celui du désordre, de son maintien
Ce n’est pas la cause, mais le besoin… Va!…

Dès le premier jour il fit engraisser
Tous les démunis et les assistés
Demanda à l’autre de contribuer
Mais l’autre était riche plein à craquer
Et pour le convaicre il eut à ruser

Jean le Gentil qui n’a peur de rien
Vole les sportifs donne aux musiciens
Jean est l’ami de tous les moyens
Il délivre les concitoyens

Et pour son avenir Jean a décidé de
Nous faire plaisir en faisant des bébés
Leurs petits sourires sauront diriger
Chacun à sa place dans la rangée
Et pour plus d’espace veuillez
Consulter le guide amendé… Par…

Janvier

J’aime quand ta drogue commence à m’épier
J’aime que ta drogue m’emmène à côté
Sur ma plage monte alors la marée
Sur une page je me mets à cracher

L’encre coule de mes poignets coupés
L’encre coule de mes cheveux taillés
De ton âme, je renonce à douter
De ton âme, je commence à expier
Jamais, jamais, jamais je ne me réveillerai
Jamais, jamais, jamais ne te laisserai

Ta drogue se rend mon moi de janvier
Ta drogue s’étend sur la rivière figée
Que sa chaleur fonde sur mes glaciers
Que sa chaleur fasse mon eau déborder

J’aime quand ta drogue commence à m’épier
J’aime que ta drogue m’emmène à côté
Sur ma plage monte alors la marée
Sur une page je me mets à cracher

L’encre n’a jamais fini de couler
De ton âme je renonce à douter
Tombe, tombe à mon tour de sombrer
De mon âme, je commence à expier

Petite Personnalité

Je veux demeurer à l’intérieur, immergé dans la noirceur
Dans les eaux et la chaleur
Pourquoi continue-t-elle de pousser, de forcer mon arrivée
Dans la chambre d’invité, un jour à la fois
Un jour à la fois
Presqu’une année que je suis ici, fertilisé sans avis
Elle me montre la sortie, ce sera pour une autre fois
Le ventre de ma mère, ce sera pour une autre fois
Le centre de la terre, il tournera bien sans moi

Des mains pénètrent mon univers, je me retourne à l’envers
Pour échapper à la lumière, un jour à la fois
Le ventre de ma mère, ce sera pour une autre fois
Le centre de la terre, il tournera bien sans moi
Garde! Garde! Garde! Garde! Garde! Garde! Garde moi…
Garde! Garde! Garde! Garde! Garde! Garde! Garde moi…
Garde! Garde! Garde! Garde! Garde! Garde! Garde moi…
Garde! Garde! Garde! Garde! Garde! Garde! Garde moi…

Résister, retarder, les poings et les yeux fermés
À la vie ou à la mort, elle me pousse hors de son corps
Je me retiens aux rebords mais le courant est trop fort
Je ne veux pas sortir ce soir…
Je ne veux pas sortir ce soir…
Je ne veux pas sortir ce soir…
Je ne veux pas sortir…
Voilà un beau bébé, tout gras et potelé
Elle pleure mais c’est normal, après tout ce travail
Fermé, fermé, fermé, fermé, fermé, fermé, fermé, fermé,
Fermé, fermé, fermé, fermé, fermé, fermé, fermé, fermé,
Fermé, fermé, fermé, fermé, fermé, fermé, fermé, fermé,
fermé, fermé, fermé, fermé, fermé…
Elle a une petite personnalité…
Elle a une petite personnalité…



L'Inquisition
Quel effet ca te fait
De tout voir à l'envers
De savoir que la lumière
T'a regardée de près
À travers ses paupières
Tu ressembles à la mer
Distante et volontaire
Lie ton sort à tous ces rois
Morts avant de naître roi
Prends la couleur de tes rêves
Sur le bûcher ils t'élèvent
Entre le chanvre et la sève
Et L'éther brûle ton corps
Prends l'odeur de l'eau qui dort
Et si elle te couvre d'or
Ce sera pour mieux décorer
Autrefois, autrement, elle a choisi d'être volontaire
Autrefois, autrement, elle a choisi de se porter comme volintaire...  volintaire...